Service Médecine Nucléaire

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    Médecine Nucléaire

     

     

     

      Réception : Tél : 71 577 819 / 71 577 820.

    Secrétariat : Tél : 71 577 820.

     

    Chef de service : Dr Med Faouzi BEN SLIMANE                                            Tél : 71 577 961

    Grade : Professeur

    Spécialité : Biophysique et Médecine Nucléaire

    Intendant : 1

     

    La médecine nucléaire est une discipline médicale qui consiste à administrer aux patients des préparations radioactives pour permettre un diagnostic ou un traitement. A cause du mot nucléaire et de la notion d’irradiation que sous-entend ce terme, le grand public a souvent associé la médecine nucléaire, d’une part, à l’armement et aux centrales nucléaires et d’autre part, au traitement des cancers par radiothérapie.

    En fait, la médecine nucléaire est avant tout un outil d’exploration fonctionnelle indiqué dans de nombreuses pathologies souvent bien éloignées de la cancérologie.

    En pratique, il s’agit d’une technique de diagnostic hautement spécialisée où des traceurs légèrement radioactifs sont combinés à des produits pharmaceutiques pour être injectés aux patients, puis visualisés à l’aide d’une «  gamma caméra » conçue à cet effet. Lors de leur trajectoire dans le corps, ces produits radio-pharmaceutiques vont se fixer sur l’organe à explorer. Ils présentent des caractéristiques de décroissance et de rayonnement adéquat pour faciliter leur détection et leur mesure tout en permettant d’étudier la morphologie et la fonction des organes explorés.

    Aujourd’hui la médecine nucléaire est devenue une spécialité à part entière, à la fois complexe et multidisciplinaire, offrant aux autres spécialités toute une panoplie de prestations, sur le plan diagnostique comme sur le plan thérapeutique. La liste, non exhaustive, des principales indications, illustre cet aspect :

    Endocrinologie : exploration des nodules thyroïdiens, bilan et traitement des hyperthyroïdies, exploration des goitres plongeants, recherche d’ectopie thyroïdienne, diagnostic des troubles de l’organification, bilan des hyper-parathyroïdies, localisation pré-opératoire des adénomes parathyroïdiens, recherche de phéochromocytomes ou de paragangliomes, bilan de syndrome de Cohn ou de syndrome de Cushing, recherche de lésions riches en récepteurs à la Somatostatine, bilan des tumeurs neuro-endocrines, et en particulier des carcinoïdes (lésions primitives et localisations secondaires).

    Pathologie ostéo-articulaire : pathologie rhumatologique (polyarthrite, sacro-iléïte,…), affections métaboliques (hyperparathyroïdie, Paget,…), affections vasculaires (ostéonécrose, algodystrophie,…), traumatologie du sport (fracture de fatigue, périostite,…), pathologie rhumatologique (arthrite,…), pathologie inféctieuse (ostéomyélite, ostéïte,…), bilan des isthmolyses vertébrales, en particulier à l’étage lombaire, recherche d’ostéochondrite de hanche chez l’enfant, recherche de foyers infectieux, en particulier sur prothèses orthopédiques. Radiosynoviorthèse.

    Cancérologie : Radiothérapie métabolique des métastases osseuses douloureuses, traitement des métastases des cancers thyroïdiens par irathérapie,  bilan des cancers thyroïdiens opérés, bilan des tumeurs digestives (hépatomes), diagnostic différentiel entre cicatrice cérébrale et récidive tumorale dans le suivi de certaines tumeurs cérébrales (astrocytomes), bilan des lymphomes, en particulier après traitement,  recherche d’une récidive tumorale sur sein déjà opéré et radiothérapé, bilan de nodules sur seins hyperdenses, après échographie et mammographie, recherche du premier relais ganglionnaire dans les tumeurs du sein de petite taille (moins de 2 cm) ou dans les mélanomes. Ce ganglion correspond au premier relais de drainage lymphatique de la tumeur. Son analyse anatomopathologique permet de guider le geste chirurgical et de diminuer la morbidité (chirurgie extensive ?).

    Neurologie : étude de la perfusion cérébrale. Bilan des démences, évaluation du retentissement cérébral des lésions vasculaires carotidiennes, étude du transit isotopique du LCR, recherche de brèches ostéo-méningées, diagnostic de l’hydrocéphalie à pression normale

    Cardiologie : recherche d’ischémie myocardique, évaluation des sténoses coronaires, indication des gestes de revascularisation, évaluation du pronostic des cardiopathies ischémiques, recherche de la viabilité myocardique, étude de la fonction ventriculaire gauche au repos et à l’effort, évaluation des conséquences myocardiques des chimiothérapies cardiotoxiques, recherche d’embolie pulmonaire, recherche de shunt droit/gauche, bilan d’opérabilité en pathologie pulmonaire (emphysème, cancers)

    Gastro-entérologie : analyse de la fonction des glandes salivaires (bilan des syndromes secs ; lithiases…), recherche de reflux gastro-oesophagien, étude du transit gastrique gastroparésies,…), diagnostic des cholécystites aiguës, évaluation de la perméabilité de la voie biliaire principale, en particulier après mise en place de prothèse endoluminales, recherche de rejet après greffe hépatique, recherche de saignement digestif, localisation d’un saignement digestif connu avant chirurgie, bilan de saignement digestif chez un enfant ou un adulte jeune (recherche d’une ectopie gastrique au sein d’un diverticule de Meckel)

    Néphrologie : évaluation du caractère fonctionnel ou organique des anomalies de la jonction pyélo-calicielle ou vésio-uretérale, recherche d’une hypertension artérielle d’origine rénovasculaire, évaluation d’une sténose artérielle rénale, évaluation de la fonction relative de chaque rein, en particulier dans les uropathies avec reflux vésico-uretéral, diagnostic des pyélonéphrites aiguës, recherche de cicatrices rénales (pyélonéphrites chroniques), recherche de reflux vésico-uretéral, suivi du reflux vésico-uretéral chez le petit enfant.

     

    Présentation du service :

     

    Leservice de Médecine Nucléaire de l’Institut Salah Azaiez a ouvert ses portes en 1970 et est resté le seul service étatique dans le pays jusqu’en 1990. Actuellement on compte 4 services publiques (un à Sousse, un à Sfax et deux à Tunis) et deux services privés installés à Tunis. Trois autres centres privés sont en cours d’installation.

    Le service de Médecine Nucléaire de l’Institut Salah Azaiez comporte trois pôles d’activité :

    v    Une activité IN VIVO (directement sur le malade) incluant :

    a.    L’imagerie fonctionnelle à travers les scintigraphies et les explorations isotopiques des différents organes réalisées en ambulatoire,

    b.    La radiothérapie métabolique avec ou sans hospitalisation (traitement  des hyperthyroïdies, traitement complémentaire des cancers différenciés de la thyroïde par l’iode 131, traitement des métastases osseuses par le samarium 153, traitement des polyglobulies par le phosphore 32, …).

    v    Une activité de laboratoire IN VITRO à travers le comptage des échantillons radioactifs prélevés sur les malades à la recherche de brèches ostéo-meningées ou autres et les dosages radio-immunologiques de substances sériques diverses.